Construction de maison, les pièges à éviter

Devenir propriétaire est le rêve de plusieurs Français, et la plupart d’entre eux souhaitent faire construire leur maison. Cependant, beaucoup trouvent qu’investir dans le neuf est souvent parsemé d’embuches et de mauvaises surprises.

Un grand nombre de futurs propriétaires ont payé les frais des promesses non tenues des constructeurs, des malfaçons, des chantiers inachevés, des prix qui explosent à la réception des travaux et bien d’autres encore. Quels sont les pièges qui minent le marché de l’immobilier français ? Quelles sont les astuces pour les éviter ? Les réponses dans ce qui suit.

Les maisons témoins qui enjolivent la réalité

Durant les salons de l’habitation qui se tiennent un peu partout en France, les futurs propriétaires se laissent facilement tenter à la vue d’immenses baies vitrées, des portes en chêne massif ou du carrelage en grès présentés par les entrepreneurs.

Malgré les mauvaises expériences, ces évènements ne désemplissent pas. Cependant, il faut comprendre que les maisons témoins sont conçues à partir des cloisons en carton alvéolé et des portes-fenêtres standards, loin de la réalité des chantiers.

Donc, pour éviter de vous faire berner, prenez le temps de voir la gamme constructeur, notamment le document qui détaillera toutes les informations techniques en rapport avec la construction en question. Prenez également la peine de demander au constructeur les photos qui appuient les dires mentionnés dans ledit document, le tout conforme à la maison témoin.

Les permis de construire à ne pas négliger

La plupart du temps se sont les constructeurs qui effectuent eux-mêmes la demande des permis de construire, et, il n’est pas rare qu’ils ne respectent pas les règles régissant l’urbanisation dans la commune où le chantier a lieu. Cela concerna la plupart du temps l’espace minimal entre deux maisons ou la hauteur maximale autorisée. Dans le cas où la Mairie s’aperçoit du non respect des règles d’urbanisme, il faudra refaire la construction, quitte à démolir une partie ou la totalité de la construction.

Comme la plupart des constructeurs refuse de se charger des frais liés au non respect des règles d’urbanisme, ces derniers seront à la charge du futur propriétaire si celui-ci souhaite voir ses travaux achevés. Si la somme allouée à ce genre de rectification manque au propriétaire, il se retrouvera avec une maison interdite d’occupation.

Du coup, si vous souhaitez éviter tous ces litiges qui peuvent vous coûter chers, évitez de déléguer votre signature à votre constructeur au moment où il se chargera des permis de construire. Certes, vous pouvez lui confier tous les processus administratifs à suivre pour l’obtention de votre permis de construire, mais il est judicieux de prendre en main la signature des documents pour la délivrance du permis ou de son refus. Prenez le soin d’informer à temps votre constructeur, et cela en lui envoyant la réponse sous pli fermé et recommandé. Prudence est de mise en matière de construction immobilière !

L’abandon du chantier un véritable drame

Un constructeur qui fait faillite est le pire cauchemar de tous les futurs propriétaires enthousiastes puissent rencontrer dans leur aventure, surtout lorsque ce dernier a déjà reçu une avance liée aux travaux. En effet, les études ont permis de montrer que plus de 150 entrepreneurs déposent le bilan en France, et cela chaque année. Il n’est pas rare que cette situation touche des personnes qui ont rêvé d’avoir leur propre maison tout en investissant toutes leurs économies dans le projet.

Le hic dans cette histoire n’est pas vraiment dû au fait que l’entrepreneur ait déposé son bilan, mais surtout qu’il ne soit pas assuré. Si jamais l’entrepreneur n’est pas couvert, aucune mutuelle ne financera les travaux qui permettent d’achever la construction.

Cette situation n’est pas à souhaiter à personne. Donc, pour éviter ce genre d’engrainage, prenez le temps d’examiner les garanties dont dispose votre constructeur, à savoir la garantie de livraison ainsi que le prix de son assurance dommage-ouvrage. Vous aurez ainsi l’assurance des travaux achevés même en cas d’abandon du chantier.

Si un tel cas se présente, prenez le temps de trouver vous-même une nouvelle entreprise de construction au risque de vous retrouver avec un repreneur recommandé par votre ancien constructeur qui la plupart du temps n’est pas à la hauteur.